View : 70 Download: 0

LES PORTES-PAROLES DE ANDRE MALRAUX

Title
LES PORTES-PAROLES DE ANDRE MALRAUX
Authors
SEU, KYUNGOK
Issue Date
1964
Department/Major
대학원 불어불문학과
Publisher
Graduate School Ewha Womans University
Degree
Master
Abstract
Qu'est-ce que l'homme? Existe-t-il une notion sur quoi puisse se fonder la notion humaine? Toute l'oeuvre de Malraux tourne autour de cette question. Et son oeuvre la plus re'cente pose la question de l'unite' de l'espe`ce, de l'identit? e'ternelle de l'homme avec lui-me^me: Mais il ne suffit pas de faire de l'homme le centre du monde, il faut encore savoir ce qu'ul y a dans l'homme: un destin, une conscience et une a^me. Malraux pourrait reprendre a` son compte la phrase qu'il pre e a` son Vincent Berger: "Homme sait que le monde n'est pas a` l'ehelle humaine; et il voudrait qu'il le fut" C'est la the`se de l'univers absurde. Et c'est le signe de l'iapossibilit? de relier l'homme a` l'infini que de pre endre a` refuser la solution chre'tienne. On trouve la discontinuite' dans sa philosophie, dans son style, dans sa conception de l'art. Eais il y a deux the`ses fondamentales qui de'terminent toute la pense'e de Malraux: "transformer en conscience l'expe'rience la plus large possible; les ide'es ne sont pas faites pour e^tre pense'es mais ve'cues. Donc, dans ses oeuvre, l'homme apparrait de'finitivement comme le jouet des fatalite's qu'il entendait dominer: il ne peut rien contre la □ort ni contre les fatalite's naturelles. Les portes-paroles de Malraux sont e'volues selon les oeuvres. Mais ses oeuvres se font l'unite' des the`ses fondamentaux. Ils ont obtenu les lumie'res particulie'res somme chaman, et ont trouve', par l'e'preuve de'cisive, la position de l'homme dans ce monde. Ils essayent de communiquer leurs visions pour le monde humain. Le monde de l'homme semble e^tre, a` □alraux se've`re et violent, alors l'homme se trouve dans le monde obscur comme dans les te'ne`bres. L'Amour ne le console rien. La regle du monde obscur n'est pas un amour, mais la souffrance. Cette souffrance est irre'me'diable. Partout existe la cruaute'; tout le monde subit la cruaute' et encore peut faire la cruarte'. Chacun est torture' par aon anxi'te' intime et ses obsessions. En somme il lui reste la mort seule. Le monde romanesque de Malraux est un univers sans communication entre les e^tres: c'est le monde la se'paration. Un grand nombre de dialogues qui le recouvrent sont, en fait, une succession de monologues, ou chacun parle a` soi-me^me, sans penser a` l'interlocuteur. Anarchistes et communistes, aventuriers et wilitants, intellectuels et paysans, hommes et femmes y parlent un langage incompre'hensible a` l'autre. Pour Malraux, chaque civilisation demeure pour elle-me^me et pour les autres une e'nigme et chaque ho me est rejete' a` sa solitude, inpuissant contre le temps, la souffrance et la mort. La philosophie de Malraux est fonde'e sur la re'volte et recuse tout ordre qui s'e'le`ve au-dessus du monde. Et elle se borne a` l'extre'mite' d'elle-me^me pour ne pas se condamner a` un seeptisme superficiel. Malraux refuse cette notion que le christianisme pourrait donner un sens a` la destine'e humaine, en me^me temps il ne □'affireme pas que l'homme n'obtienne son propre salut qu'a` lui-me^me. Pour lui, ni le marxisme, ni la transfiguration esthe'tique ne suffisent a` justifier l'existentce humaine. Malraux a accentue' la renaissance des fatalite' de l'epoque contemporaine, mais il ne peut re'soudre l'interrogation angoisse'e sur ces fatalite's. Son humanisme, reste voue' au de'sespoir, au sceptisme, ou mieuxe' l'illusion es the'tique. C'est l'humanisme tragique. A la fin, Malraux insiste sur la fide'lite' a` l'homme qui le sauva du fascisme dans l'oeuvre "Espoir". I1 croit que cette fidilite' et du de'sespoir. Car l'homme n'est pas seulement "Ce qu'il se fait, la somme de ses actes," il est aussi ce qu'il pense, ce qu'il espe're, ce q_ui le transforme et de de'passe." Qu'est-ce que la differcnce entre l'□nsecte et l'homme? l'homme essaye toujours d'e^tre meilleur ou plus noble; l'homme a la volonte' de devinir meilleur, dans la blessure et le de'sespoir provenant de l'e'chec. Ce sont les e'le'ents fondamentaux differ'ents a` l'insecte. En sachant bien que les effeorts de rechercher la volonte', la puissance et l'espoir sont chute's dans la souffrance, le de'sespoir et la mort, l'home ne cesse pas sa lutte. C'est la grandeur de l'homme qu'on va continuer de vivre avec intensite' et fide'lite'. Alors l'homme n'est pas victime de la destine'e. L'homme peut atteindre la dignite' humaine et e'prouver la fraternite' avec d'autres. En quelque sorte, refuser de se soumettre a` la destine'e, c'est de marquer la trace de l'homme sur la terre. Dans les derniers livres de Malraux, nous trouvons envore l'impression d'inache`vement, d'ambiguite'. Mais il nous semble que malraux, changeant peu a` peu, essaye de re'cre'er ce qu'il y a de milleur dans notre monde menace' par ne sorte d'ane'antissement. Simon dans l'homme en Proces" dit sur le changement des ide'es de Malraux se de'tendait en une vision plus l'acte violent du he'ros qui l'affronte, mais l'humble re'signation de l'homme sage qui s'imstalle simplement dans la vie." Dans les noyers de l'Altenbur□, Vincent Ber□er veut reconstruire un E□pire de l'Asie occidentale, et ne trouve que des cendres d'histoire sur lesquelles s'effondre mise'rablement son projet; il a e'te' de'cu dans son aventure. En face de la nort menacante, Vincent se sent posse'd d'une e'vidence fulgurante: "Le sens de la vie e'tait le bonheur, et il s'e'tait occupe', cre'tin! d'autre chose que d'etre heureux! Scrupules, dignite, pense'e n'e'taient qu'une monstrueuse imposture; que les appeaux d'une puissance sinistre don't on devait entendre au dernier instant le rire insultant" De me^me, merveilleusement re'chappe' de la lu□ubre bataille ou`il a cru sa mort ine'vitable, le fils de Vincent Berger trouve a` son tour, dans le sourire de deux vieux paysans qui se chauffent au soleil, le courage d'aimer la vie: "Je sais maintenant ce que si□nifient les mythes antiques des e^tres arrache's aux morts. A peine si je me souviens de la terreur: ce que je porte en moi c'est la de'couverte d'un secret simple et sacre. Ainsi, peut-e^tre, Dieu re□arda le premier homme."
Fulltext
Show the fulltext
Appears in Collections:
일반대학원 > 불어불문학과 > Theses_Master
Files in This Item:
There are no files associated with this item.
Export
RIS (EndNote)
XLS (Excel)
XML


qrcode

Items in DSpace are protected by copyright, with all rights reserved, unless otherwise indicated.

BROWSE