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DIEU DANS JOURNAL D'UN CURE DE CAMPAGNE

Title
DIEU DANS JOURNAL D'UN CURE DE CAMPAGNE
Authors
윤인진
Issue Date
1966
Department/Major
대학원 불어불문학과
Publisher
이화여자대학교 대학원
Degree
Master
Abstract
Bernanos essaie de s'inveter une ?me quelle qu'elle soit, audel? de l'esprit et du corps. Il ne suffit plus de vivre: le d?sir est n? d'une aventure qui nous emporte plus loin que la connaissance. L'esprit avait fini par n'?tre plue que le pouvoir de raisonner, et il arrive qu'? force de vivre on d?sire autre que de raisonner et de manger. Il croit de plus en plus ce que nous appelons tristesse, angoisse, d?sespoir, comme pour nous persuader qu'il s'agit de certains mouvements de l'?me, et cette ?me m?me, et que, depuis la chute, la condition de l'homme est telle qu'il ne saurait plus rien percevoir en luiet hors de lui que sous la forme de l'angoisse. Tous les h?ros de Bernanos, m?me les chr?tiens et qui sont de vrais disciples de Dieu connaissent la tentation du d?sespoir. Plus le cur? d'Ambricourt est proche de la saintet?, plus cette tentation l'?treint. Or, l'angoisse des saints chez Bernanos vient de leur conscience du p?ch?. La conscience du p?ch? apparait souvent comme une renaissance de la foi religieuse. Pour les saints de Bernanos, le mot remarquable "traitement de faveur" est dans l'abaissement de la nature, parce que cet abaissement appelle la gr?ce; c'est l'infirmit? du corps, la simplicit? de l'esprit, l'inefficacit? et l'?chec en tout ce qui est du mone; et c'est surtout la pauvret?. Il ne veut pas reconnaitre d'autre puissance que celle du Seigneur, qui rel?ve surnaturellement sa cr?ature mis?rable, ni d'autre gloire que celle qui ?clate dans l'humiliation du pauvre. Toutes les oeuvres de Bernanos sont command?es par la r?action contre le d?sespoir, comme P?guy qui a provh?tis? que le si?cle serait mystique. Il lui rsta pour toute as vie la conviction que le mal et dans l'homme et il resta persuad? qu'aucune bonne volont? et aucune justice ne peuvent ?viter le mal ni echapper ? leur propre corruption. Dans ce monde confus et m?me absurde, l'espoir peut mettre un sens. Bernanos veut revenir a un monde dont la richesse soit fait de la grande aventure humaine et divine. Mais plus que l'attitude pol?mique de P?guy, c'est la sincerit? de Bernanos qui fait entrer l'inspiration chr?tienne dans ce grand mouvement porte vers la vie. Chez P?guy, "C'est une question de nature ou de factice, c'est une question de gr?ce ou de disgr?ce". Mais chez Bernanos "Tout est gr?ce", 2 car le Maitre que nous servons ne juge pas seulement notre vie, mais il la partage et l'assume. Dueu a savu? chacun de nous, et sauf le p?ch? il assume et sanctifie toutes nos mis?res. Nous naissons si contraires ? cet amour de Dieu, et il est si n?cessaire qu'il faut que nous naissions coupables. Et Dieu doit y avoir apport? les rem?des, c'est la pri?re. Dans ce journal, la v?rita □e religion du cur? d'Ambricourt a enseign? la grandeur, la mis?re, port? ? l'estime et au m?pris de soi, ? l'amour et ? la haine. Les personnages de Bernanos implororent la mis?ricorde de Dieu, non afin qu'il les laisse en paix dans leurs vices, mais afin qu'il les en d?livre. Chez Bernanos, il y a peu de choses qui nous consolent comme il y a peu de choses qui nous affligent. Tout nous peut ?tre mortel, m?me les choses faites pour nous servir. Ainsi, dans la gr?ce, la moindre action importe par ses suites ? tout. Donc tout est imprtant. C'est la v?rit? que tout est gr?ce, et donc, Bernanos donne tout, de bon coeur, ? Dieu. Le micacle de Bernanos, c'est que, cette ?paisseur d'ombres, non pas froides mais br?lantes de la resiration de Satan, une lumi?re secr?te les ?claircit, une fra?cheur d'innocence les exorcise. La puissance du mal nous enveloppe et nous p?n?tre, et le Christ n'a pas fini de saigner sur sa croix, ni le pauvre, crucifi? sur sa mis?re, de supporter l'injustice du monde. Cependent, nous ne sommes pas d?sarm?s contre l'adversaire. Bernanos n's jamais vari?, jamais faibli dans sa foi. Il croit ? l'Eglise et ? ses promesses...1 Bernanos croit que les plaisirs pr?sents sont le sentiment de la fausset?. Il a donc montr? que l'homme est vain, par l'estime qu'il fait des choses qui ne sont point essentielles. Il faut que, pour rendre l'homme heureux, la v?ritable religion lui montre qu'il y a un Dieu, qu'on est oblig? de l'aimer, que notre vraie f?licit? est d'?tre en lui, et notre unique mal d'?tre s?par? de lui. Parce que les mis?res de l'homme sont tellement visibles. C'est Bernanos.
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